Le peccary : une matière rare, mais pas à n’importe quel prix
Derrière le peccary utilisé pour certains de mes montages se trouve d’abord un animal sauvage d’Amérique : le pécari, un mammifère qui rappelle le sanglier par son apparence, même s’il appartient à une famille différente.
Son poil possède une particularité extraordinaire pour le montage de mouches : chaque fibre présente naturellement des alternances de teintes claires et foncées. Une fois enroulée autour de l’hameçon, elle crée cette segmentation si caractéristique que vous retrouvez sur mes nymphes, émergentes, caddis ou gammares.
Mais utiliser une matière animale rare implique pour moi de savoir d’où elle vient.
Le peccary que j’ai choisi provient d’une filière reposant sur une chasse réglementée et raisonnée des populations sauvages, et non d’un élevage destiné à produire du poil pour le fly tying. La matière est récupérée et valorisée dans le cadre de cette exploitation, plutôt que d’être perdue.
Cette filière s’inscrit dans un commerce qui se veut responsable et encadré, avec une utilisation durable de la ressource et une rémunération des communautés locales impliquées dans sa collecte et sa préparation.
C’est aussi la raison pour laquelle le véritable peccary est rare, coûteux et disponible en quantités limitées.
J’ai donc fait le choix de ne pas en faire une matière banale. Mes mouches Peccary seront produites en petites séries, au rythme des approvisionnements, en essayant d’utiliser chaque morceau de peau et chaque fibre au mieux.
Une matière naturelle exceptionnelle, oui.
Mais avec une origine qui compte tout autant que le résultat sur l’hameçon.
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[credit photo : photo libre de droits ]